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Editeur : Renaissance catholique
Notre référence : 30888
Présentation de l'éditeur
À l’occasion de l’Université d’été 2007 de Renaissance Catholique, les intervenants :
Bruno Gollnisch,
Aymeric Chauprade,
Philippe Conrad,
Michel De Jaeghere,
Jean Madiran,
Jean-Pierre Maugendre,
Philippe Maxence,
Philippe Prévost,
Christophe Réveillard,
Claude Rousseau,
l’abbé Bruno Schaeffer
et Jacques Trémolet de Villers répondent à la question :
Le nationalisme est-il un péché ?
Ils revisitent aussi l’histoire de la nation française depuis le baptême de Clovis jusqu’à ce jour.
Ce film-DVD a été coproduit par Renaissance Catholique et Des Mondes-Productions (Gaston).
Recension
Ce DVD donne à voir et à entendre les moments les plus significatifs de l’Université d’Été tenue en 2007 par l’association Renaissance Catholique. Son sujet, d’une grande actualité, est à la fois religieux et politique et les différents intervenants, parmi lesquels on remarque Michel De Jaeghere, Philippe Maxence, Philippe Conrad, Jacques Trémolet de Villers, Jean Madiran, appartiennent à la mouvance du catholicisme de droite, plusieurs d’entre eux étant, au moins de cœur, royalistes.
Il est la suite logique des actes de l’Université d’Été 2006 (encore disponibles) publiés par le même éditeur sous le titre La France doit-elle disparaître où les intervenants s’interrogeaient sur les chances de survie, non de l’entité géographique appelée “France”, mais de sa civilisation enracinée dans christianisme, et de son existence en tant que nation, attaquée qu’elle est de l’intérieur par les autonomismes, la dénatalité, l’immigration, et de graves fractures idéologiques, et de l’extérieur par l’idéologie mondialiste relayée par l’Union Européenne.
Donc, ce DVD va critiquer l’emploi aujourd’hui péjoratif, aujourd’hui courant, du mot nationalisme et commence par une vue cavalière de l’histoire de la France qui, à la différence d’autres nations baptisées une fois constituées, est née du baptême de Clovis, fondant une symbiose entre la romanité, l’apport germain et le christianisme sous sa forme catholique et non arienne, professé et défendu par le roi, symbiose qui, à travers les hauts et les bas du gallicanisme et de l’ultramontanisme, a duré jusqu’au martyre de Louis XVI. Le concordat n’a pas suffi à la rétablir en plénitude, et la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905 lui a porté le coup de grâce, de sorte que depuis, aux yeux des intervenants, La France souffre, à la manière d’une famille divisée. Ils voient dans le nationalisme, simple variante du patriotisme l’application à ceux qui ont fondé et illustré la patrie du quatrième commandement qui ordonne d’honorer son père et sa mère , même s’ils ne sont pas tous des saints intégralement admirables ; c’est une attitude de piété filiale. Mais, au-delà du cas français, l’essentiel des débats tourne autour de l’interrogation suivante : Est-il possible de concilier l’universalisme de l’amour de l’humanité prêché par le christianisme avec l’amour préférentiel pour une certaine partie de cette humanité, unie par des liens de mode de vie, d’appartenance ethnique, de tradition historique, de langue et de religion. La réponse est que l’universalité mondialiste, matérialiste et uniformisatrice, destructrice des nations, est une caricature de l’universalité spirituelle de l’Église. S’il est vrai qu’un nationalisme athée faisant de la nation un absolu et une sorte de pseudo-divinité n’est pas défendable, il est légitime, étant donné la faiblesse et la finitude de l’homme ici-bas, de concilier, un amour spirituel universel avec un amour temporel de préférence pour des communautés plus restreintes que le “village planétaire”, et, de rechercher le bien commun à l’échelle de ces communautés, plus efficacement qu’à l’échelle de la planète entière. L’Évangile ordonne d’enseigner toutes les nations, non de les supprimer ; les écrits des Pères de l’Église respirent un authentique patriotisme romain et plus un historien sérieux, aujourd’hui n’accuse le christianisme universaliste d’être la cause de l’effondrement de l’Empire d’Occident. Un intervenant donne l’exemple de la Grèce qui, au bout de siècles d’oppression turque, s’est retrouvée quasi intacte, ayant sauvegardé sa religion et sa langue. Ce n’est pas pour rien que la France a été surnommée “fille aînée de l’Église”, vu le rôle qu’elle a joué dans l’expansion de la chrétienté. Ce rôle serait-il terminé ? Bien des textes attestent une certaine “vocation” des diverses nations dans le plan de la Providence. Un peuple existe selon ce qu’il est dans la pensée de Dieu et le patriotisme serait plutôt une vertu qu’un péché.
Ajoutons que la réalisation de ce DVD est soignée, l’iconographie belle, et l’accompagnement musical de qualité.
Jacqueline Picoche
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