librairiecatholique.com Livres Liturgie Forme extraordinaire du rit romain
Année : 2007
Editeur : Editions Tempora
ISBN : 2916053204
Notre référence : 28531
Nombre de pages : 144
Présentation de l'éditeur
Le 7 juillet 2007, notre Saint-Père Benoît XVI
donnait à l’Église le Motu Proprio Summorum
Pontificum, accompagné d’une lettre explicative.
Analysant les raisons du Motu Proprio,
cet ouvrage met en lumière la continuité dans
laquelle s’inscrit ce document pontifical.
Fort de ses expériences de prêtre de la
Communauté Saint-Martin et de vicaire général
du diocèse de Fréjus-Toulon, le Père Marc Aillet
présente la liturgie actuelle à la lumière du
concept de participation active développé dans
la constitution Sacrosanctum Concilium du
Concile Vatican II.
Les richesses particulières que chacune de
deux formes du rite latin développe, sont
étudiées dans un esprit de vérité et de
réconciliation pour répondre à l’appel du
Motu Proprio à un nouveau mouvement
liturgique afin de sortir de la crise de la liturgie.
Un travail de qualité éclairant les fondements
théologiques de la liturgie.
Recensions
Laurent Dandrieu dans Valeurs Actuelles du 8 février 2008
Lorsque Benoît XVI a promulgué, en juillet dernier, le motu proprio “Summorum Pontificum” visant à réhabiliter la liturgie traditionnelle, les adversaires de cette mesure l’ont qualifié de non-événement. Alors que des centaines de demandes d’application sont en train d’être déposées en France, Marc Aillet, vicaire général du diocèse de Fréjus-Toulon, explique au contraire les enjeux essentiels de cette décision. Comme le dit Mgr Rey dans la préface, il ne s’agit pas seulement de réconcilier l’Église avec son aile traditionaliste, mais aussi d’un acte qui « appelle prophétiquement un renouveau liturgique ». « Convaincu que la crise de l’Église que nous vivons aujourd’hui repose largement sur la désintégration de la liturgie », selon ses propres mots, le pape compte en effet sur cette mesure pour permettre à l’Église de renouer avec sa tradition liturgique. Exposant la façon dont la coexistence des formes ancienne et nouvelle du rite pourrait aboutir à un enrichissement mutuel, Marc Aillet en pose les enjeux : rien de moins que de restituer à la liturgie sa dignité de « source et sommet de toute la vie chrétienne », condition féconde et indispensable à toute évangélisation.
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=336951
Le 7 juillet 2007, notre Saint-Père Benoît XVI donnait à l’Église le Motu Proprio Summorum Pontificum, accompagné d’une lettre explicative. Analysant les raisons du Motu Proprio, cet ouvrage met en lumière la continuité dans laquelle s’inscrit ce document pontifical. Fort de ses expériences de prêtre de la Communauté Saint-Martin et de vicaire général du diocèse de Fréjus-Toulon, le Père Marc Aillet présente la liturgie actuelle à la lumière du concept de participation active développé dans la constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II. Les richesses particulières que chacune de deux formes du rite latin développe, sont étudiées dans un esprit de vérité et de réconciliation pour répondre à l’appel du Motu Proprio à un nouveau mouvement liturgique afin de sortir de la crise de la liturgie. Un travail de qualité éclairant les fondements théologiques de la liturgie.
L'Abbé Marc Aillet s'est entretenu sur le Forum Catholique à propos d' "Un évènement liturgique ou le sens d'un Motu Proprio" le 20/12/07. Vous pouvez retrouver ces réponses directement sur le site du Forum Cathlique.
Philippe Oswald - n°1566 du 19 au 25 janvier 2008
"Source et sommet de la vie et de la mission de l'Eglise", la liturgie a besoin d'un véritable renouveau. C'est cette urgence qui a inspiré Benoît XVI, explique l'Abbé Marc Aillet dans cet essai percutant.
Le 7 juillet 2007, par son motu proprio Summorum Pontificum publié au terme de "longues réflexions, de multiples consultations et de la prière", Benoît XVI libéralisait l'usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. La clé de cette libéralisation consistait à reconnaître dans le Missel alors promulgué par Paul VI et dans celui qui l'avait précédé deux formes de l'unique rite latin, l'une "ordinaire", l'autre "extraordinaire", d'égale dignité et "sans aucune contradiction" entre elles.
Bien qu'attendue, cette décision a suscité beaucoup de commentaires souvent fiévreux, avant de tomber dans un silence dont on se demande parfois s'il n'est pas d'oubliettes. Faut-il l'imputer à de la mauvaise volonté, ou à la méconnaissance ds intentions pourtant très explicites du pape ?
c'est à les expliciter davantage encore que s'attache l'abbé Marc Aillet, prêtre de la Communauté Saint-Martin et vicaire général du diocèse de Toulon. Non seulement en scrutant la lettre de ce motu proprio et le texte de présentation qu'en a donné Benoît XVI lui-même à l'intention des évêques (ces deux textes étant reproduits in extenso en annexes), mais en mettant en lumière la continuité de ce document pontifical avec les textes de jean-Paul II et du cardinal Ratzinger.
le résultat est lumineux. On comprend, comme le souligne en préface Mgr rey, évêque de Fréjus-Toulon, que loin d'être "un retour en arrière", ce motu proprio "appelle prophétiquement un renouveau liturgique". La thèse de l'abbé Aillet est en effet qu'au-delà d'une facilitation de l'usage du Missel d'avant 1970, destinée à ramnener la paix liturgique, la visée du pape est de relancer, grâce à l'enrichissement mutuel des deux formes du rite latin, un mouvement liturgique. Cette intention déjà ancienne du cardinal Ratzinger porte aujourd'hui le sceau de Benoît XVI. Son avenir est confié à tous les fidèles, à leur obéissance, et à leur ouverture à une authentique spiritualité de communion.
Novembre 2007 - Peter Freeman
Le père Marc Aillet, membre de la Communauté Saint-Martin, est vicaire général de Mgr Dominique Rey au diocèse de Fréjus-Toulon. Le filial attachement de ce diocèse et de son évêque à la personne du Vicaire du Christ étant connu de tous, on ne s’étonne pas que le vicaire général nous gratifie d’une analyse des raisons du Motu proprio Summorum Pontificium, dans un petit livre dont le but est de mettre en lumière la continuité dans laquelle s’inscrit ce document pontifical. Dans la préface qu’il accorde à cet ouvrage, Mgr Rey explique que le Motu proprio ne se réduit pas à une pure séduction vis-à-vis de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, mais s’inscrit au contraire dans une volonté, affichée depuis toujours par Joseph Ratzinger, de promouvoir la croissance organique de l’enseignement et de la liturgie de l’Église, avec pour horizon le projet de réforme de la réforme, c’est-à-dire la redécouverte de l’esprit de la liturgie et la progressive resacralisation du culte, en particulier du rite ordinaire.
L’ouvrage se divise en trois chapitres, suivis d’une brève conclusion, de la traduction française du Motu proprio et de la lettre de présentation du document aux évêques, ainsi que d’une petite bibliographie pour se faire une idée juste de la liturgie romaine. On ne peut pas nier la qualité et l’à-propos de la bibliothèque recommandée par le père Aillet, mais nous trouvons surprenant que le plus ancien texte sur la liturgie romaine dont il conseille la lecture date du 4 décembre 1963. Cela dit, l’intitulé de ce sous-titre de la bibliographie laisse percevoir le but subsidiaire du livre entier, tant il est manifeste que des catholiques, qui n’avaient pas une idée juste de la liturgie romaine, pourraient éprouver quelque difficulté à recevoir sereinement les affirmations et prescriptions de Summorum Pontificium.
Le vicaire général commence par présenter brièvement les dispositions du Motu proprio, ainsi que les recours dont disposent les fidèles qui n’obtiendraient pas du curé ce qu’ils demandent légitimement, tout en rassurant le lecteur qu’il ne s’agit pas de revenir en arrière et ainsi d’amenuiser l’autorité du Concile Vatican II, en particulier de mettre en doute la réforme liturgique qui y a été décidée (p. 23). En effet, le Saint-Père est convaincu que dans les pays comme la France, où le « mouvement liturgique avait donné à de nombreuses personnes une remarquable formation liturgique », l’attachement au Missel antérieur était fondé et éclairé (p. 27). Dans son troisième chapitre, sur la participation à la liturgie, l’auteur cite la préface donnée par cardinal Ratzinger en 2003 au livre du père Uwe Michaël Lang : « Pour ceux qui fréquentent habituellement l’Église, les deux effets les plus évidents de la réforme liturgique du Concile Vatican II semblent être la disparition du latin et l’autel orienté vers le peuple. Qui a lu les textes, poursuit le futur Benoît XVI, se rendra compte toutefois avec stupeur qu’en réalité les décrets du Concile ne prévoient rien de tout cela » (p. 91).
La juste idée de la liturgie romaine semblerait donc impliquer une désastreuse mise en application de la réforme voulue par le récent Concile, dont l’authentique application nécessiterait un nouveau mouvement liturgique, qui fait le sujet du deuxième chapitre. On ne s’étonnera pas des réactions inquiètes de tel ou tel prêtre ou animateur laïc de liturgie à la publication du Moto proprio : ces commentaires trahissent un manque de formation liturgique et sens théologique, qu’on ne saurait d’ailleurs pas toujours leur imputer (p. 35). Au cours de ce long chapitre, qui occupe presque la moitié du livre, en commençant par ce constat que l’inculture liturgique a envahi le sanctuaire (ou le podium), l’auteur passe en revue d’autres exigences énumérées par Sacrosanctum Concilium, ainsi que les échecs par lesquels elles se sont soldées. Là où les gestes, en nous venant du fond des âges, en particulier de l’âge d’or de la liturgie romaine, avaient l’art de nous immerger d’un coup dans le Mystère en nous faisant sortir du monde profane qui tend toujours à nous détourner de Dieu, on a mis en lieu et place, le plus souvent faute de formation, des gestes fabriqués, stéréotypés, empruntés à la vie ordinaire et incapables d’ouvrir à la transcendance du Mystère célébré (p. 62). La musique sacrée a subi les effets d’une mécompréhension de la participation active demandée par le Concile (p. 64). En parlant du lien voulu entre Bible et liturgie (p. 67), l’auteur oublie certes de mentionner que le renouveau tant acclamé du lectionnaire a écarté de la proclamation publique – pour prendre un cas flagrant – des paroles trop dures de l’Apôtre à l’intention de ceux qui s’approcheraient de la sainte table sans discernement. Mais il souligne que la répétition des textes du dimanche pendant la semaine permettait peut-être une meilleure assimilation de la parole par les fidèles et surtout, les chants de la Messe – introït, graduel, alleluia ou trait, chant d’offertoire, chant de communion – tirés toujours de l’Écriture, principalement de l’Ancien Testament et particulièrement des psaumes, constituaient un commentaire de l’Écriture par l’Écriture (p. 68). Il enchaîne des observations sur les banales et impossibles « traductions » officielles, les prescriptions qui n’en sont pas, surtout concernant l’usage du latin et l’orientation de la messe face à Dieu (p. 74), et ainsi de suite.
En un mot, on devine que le vicaire général est loin d’être persuadé que tout se passe pour le mieux dans la forme la plus ordinaire de la liturgie. Il groupe ses observations sous les titres : une plus grande fidélité aux normes liturgiques (p. 58) et un plus grand soin apporté à la formation liturgique (p. 75). L’auteur ne va pas jusqu’à suggérer qu’un nouveau mouvement liturgique – la thèse globale du deuxième chapitre – ne saurait s’édifier sur les livres de Paul VI, et ce n’est très probablement pas sa pensée ; il se contente de parler, comme Benoît XVI, d’un enrichissement mutuel des deux Missels (p. 54).
Le présent livre ne concerne donc pas les Grecs, les Russes, les Anglais et autres brebis perdues, à qui le Souverain Pontife a peut-être tout autant pensé en rédigeant le Motu proprio, et il ne s’adresse pas directement aux clercs et aux églises qui jouissent déjà, plus ou moins tranquillement, de la liturgie classique – bien que les questions traitées ne soient pas sans intérêt pour eux. Il s’adresse surtout à des catholiques élevés dans une liturgie déformée, à la limite du supportable, qui ont cru de bonne foi suivre la volonté de leur sainte Mère l’Église en continuant de faire ainsi. Que cet ouvrage contribue à leur ouvrir l’intelligence et le cœur !
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