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Jacqueline Pascal

La démocratie totalitaire : Penser la modernité post-démocratique

Matthieu Baumier

Livre
Prix :
20,00 €
Disponibilité :
Habituellement expédié sous 6 à 10 jours

 
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Année :
2007
Editeur :
Presses de la Renaissance
EAN13 :
9782750901035
Notre référence :
25357
Nombre de pages :
286

Présentation de l'éditeur
Présentation de l'éditeur
Avec la chute au mur de Berlin, un chapitre de notre histoire s'est clos et un autre s'est ouvert. Le post-communisme a généré la post-démocratie, où la démocratie formelle remplace la démocratie réelle. Les clivages politiques s'estompent, la presse est de plus en plus mimétique, le règne de la loi est proclamé mais non respecté, les guerres se déclarent pour des motifs mensongers, les élections sont un spectacle sans enjeux et souvent sans électeurs. La réalité médiatisée impose une image du monde que nous prenons pour le monde.
La post-démocratie annoncée par Bernanos puis par Zinoviev est en marche. Matthieu Baumier montre que la post-démocratie n'est pas l'après de la démocratie mais bien un autre régime dans lequel le mot " démocratie " est instrumentalisé et vidé de son sens. En relevant les caractéristiques de ce nouveau système, il pose une question angoissante : l'Homme post-démocratique est-il encore une Personne humaine ? Cet ouvrage précurseur est un vibrant plaidoyer pour la démocratie.

Michel Lucas pour www.librairiecatholique.com
Ecrivain né en 1968, Matthieu Baumier a écrit des romans et des essais, dont "L'anti-traité d'athéologie". Il collabore à diverses publications, dont "La revue des deux mondes".

Cet ouvrage, d'une brûlante actualité, analyse l'évolution de l'Histoire vécue dans notre Europe, depuis la chute du mur de Berlin jusqu'à nos jours. Le titre, volontairement provocateur tant le totalitarisme paraît l'antithèse de la démocratie, décrit de façon lumineuse comment le post-communisme a généré la post-démocratie tournant le dos à la démocratie réelle dite Aronienne. Cette situation est le fruit d'un conditionnement des individus rendu possible par l'usage des médias manipulant l'information pour façonner des événements émotionnels, parfois totalement factices, pour que la conscience personnelle s'efface devant la promotion de l'individu. Naît ainsi un régime où le virtuel, conduisant à un retour de l'ésotérisme, trahit le réel et où l'homme quitte son humanité, à la recherche du plaisir et du confort au nom d'une liberté universelle.
L'auteur chrétien éclairé par l'Ancien et le Nouveau Testament fait, dès le début de l'ouvrage, une analyse sans concessions de la situation dramatique où l'homme va se perdre, au point où le désespoir pourrait laisser croire qu'il est trop tard et que seul l'anathème est encore de mise.
Mais, se référant autant à saint Augustin qu'à saint Thomas d'Aquin, à l'encyclique de Jean-Paul ll "Veritatis splendor" qu'au catéchisme de l'Eglise catholique et au Compendium de la Doctrine sociale de l'Eglise, la lumière de l'Espérance revient.
Si M. Baumier dit : "Nous sommes entrés dans la nuit depuis le Nazisme en 1933" il rejoint Jean de la Croix affirmant "la nuit est la condition de l'Espérance". Viennent aussi à son secours Pierre Emmanuel : "Je suis certain que la foi est le printemps du monde" et le cardinal de Lubac "l'Eglise nous propose toujours le Dieu vivant qui a fait l'homme à son image".

Un livre à lire et à faire lire parce qu'il montre clairement les causes des maux profonds dont souffre notre société. La prise de conscience de l'effacement de la personne au profit de l'Individu permet de comprendre tous les questionnements actuels sur la bioéthique et le communautarisme.
L'échéance présidentielle de ce printemps se jouera aussi sur cela. La République saura-t-elle se rétablir par l'expression des Personnes que sont les électeurs, et non celle des seuls individus ?...sur les devoirs de l'homme citoyen, ou seulement les droits illimités des individus en recherche prioritaire de l'hédonisme et des plaisirs ? C'est le sort de l'humanité qui est en jeu.
 
Recensions
La Nef 
Les bornes sont dépassées, les ultimes murs de défense écroulés, les dernières redoutes à prendre, une à une. Si vous imaginiez encore vivre sous un régime humaniste, ou bien dans une époque civilisée, réveillez-vous et bienvenue dans l’enfer de la post-démocratie! Notre ami et collaborateur Matthieu Baumier brosse ici de l’Occident contemporain, et de la France en particulier, un noir tableau dont le fond de nihilisme mis au jour laisse pantois.
« Que la confusion règne à tous les étages est l’un des signes de la post-démocratie », note-t-il d’emblée. Mais qu’estce donc que la post-démocratie ? Le temps où les valeurs de la démocratie sont totalement inversées. Et précisément, à quoi l’auteur s’engage dans cet essai, c’est à montrer sous tous les modes la corruption politique et sa méthode, quand elle s’étend au corps social en son entier. La démocratie, plaide le procureur Baumier, a dépassé l’équilibre de son « moment aronien », c’est-à-dire qu’elle ne fonctionne plus que selon une formule unique de la liberté, devenue virtuelle.
C’est-à-dire qu’elle sombre dans un chaos que menace un islam devenu totalitaire, où les médias pratiquent la pensée unique, où le « négationnisme individualiste » détruit la personne humaine telle que l’avait élevée le christianisme, où le spectaculaire s’avance comme le dernier horizon, où, enfin, la tendance communautariste fausse les identités et mutile les appartenances.
La post-démocratie selon Baumier dispose en fait dans les apparences du jeu démocratique des règles nouvelles et non encore dites que meut, essentiellement, un antihumanisme : guerre larvée au christianisme évidemment, mais aussi violence d’un pouvoir qui se veut total sur la vie nue, direction imposée des consciences. La démocratie est devenue une secte. Ni remède neuf, ni consolation facile, cet essai s’entend comme un appel au feu, comme un constat que, s’il est déjà trop tard pour tout sauver, demeure cependant la vérité, et le courage de la dire.
Jacques de Guillebon
L'Homme Nouveau 
Rémi Soulié dans l'Homme Nouveau n°1390 du 3 mars 2007
Qu’est advenue notre démocratie ? Pour Matthieu Baumier, elle s’est vidée de sa substance. Ne reste plus qu’une société de connivences, dont les terroristes ont compris le fonctionnement. Le dernier rempart reste l’enseignement de l’Église.Il faut s’en réjouir : depuis quelques années, le libertinage à l’endroit des dieux de la cité auxquels nous savons, Ô Socrate, qu’il est préférable de sacrifier, est vaguement toléré par les tolérants même si le blasphème demeure proscrit et plus ou moins sévèrement puni par ces courageux impies qui mangent gras le Vendredi- Saint (au diable la superstition et le fanatisme !). En redécouvrant ou en découvrant les vertus de la démocratie libérale, les anciens sectateurs de la dictature du prolétariat n’ont rien perdu de leur superbe, persuadés qu’ils sont, s’ils ont raté un train de l’Histoire, de s’engouffrer dans le bon à la prochaine station : c’est avec le même ton péremptoire qu’ils célébrèrent naguère encore la liturgie du Petit Livre rouge et celle de la Déclaration des droits de l’homme. Malheur aux hérétiques ! Néanmoins, comme disait Maurice Thorez en 1934 : « Que les bouches s’ouvrent ! » Et d’aucuns ne se gênent plus pour l’ouvrir, en effet, remettant parfois en cause les articles du Credo les mieux gravés dans le marbre de la loi : droits de l’homme, libéralisme, relativisme, hédonisme, consumérisme… démocratie. Des auteurs anti-consensuels Qu’il suffise de citer les livres d’Alain Finkielkraut (La Défaite de la pensée, Nous autres modernes), de Benny Lévy (La Confusion des temps, Le Livre et les livres), de Gomez d’Avila (Les Horreurs de la démocratie), de Jean-Claude Milner (Les Penchants criminels de l’Europe démocratique), qui firent certes l’objet de rappels à l’ordre catéchétique plus ou moins véhéments par les abbés Lindenberg (Les Nouveaux réactionnaires) et Rancière (La Haine de la démocratie) mais qui toutefois évitèrent la mise à l’Index. Voici que l’essayiste et critique littéraire Matthieu Baumier, bien connu des lecteurs de L’Homme Nouveau, l’ouvre à son tour dans La Démocratie totalitaire et dans la lignée de son Anti-traité d’athéologie également paru aux Presses de la Renaissance. Par quel artifice la démocratie peut-elle se changer en son contraire tout en restant elle-même ? Dans son grand livre, Les Origines de la démocratie totalitaire, Jacob Lei Talmon nous a livré la recette de cette alchimie et c’est d’une certaine façon dans sa postérité que Matthieu Baumier s’inscrit, tant d’un point de vue théorique que pratique. Nulle réflexion, ici, sur la souveraineté ou la volonté générale mais une conceptualisation du moment politique que nous vivons, en l’occurrence la « post-démocratie » ou « démocratie totalitaire », « état servile de la société dont l’imaginaire demeure celui de la liberté et de l’égalité » alors que la tension entre ces deux passions, fondatrice du « type aronien » démocratico-libéral, n’anime plus la société. À partir d’une discussion serrée de Tocqueville et à la lumière de ces deux épisodes cruciaux que furent la chute du Mur de Berlin et le 11- Septembre, Matthieu Baumier montre comment l’idée démocratique s’est vidée de sa substance au profit d’un « régime oligarchique » – reprenant d’ailleurs en cela les réflexions de Maurras sur la démocratie comme mixte de ploutocratie et d’oligarchie. Avec Bernanos et Zinoviev pour escorte, l’auteur démystifie radicalement la mise en scène, par nature spectaculaire, de la déshumanisation volontaire de l’homme. La post-démocratie est aussi ubuesque qu’une république bananière ou une dictature tropicale, le pittoresque en moins: unanimisme politico-médiatique (le fameux consensus), société de connivences, propagande publicitaire etc. Utopie et apparence C’est en apparence seulement que le « totalitarisme vert » de l’islamisme radical semble s’y opposer planétairement alors qu’il n’est lui-même qu’une variante nihiliste de « la modernité», les terroristes sachant utiliser à la perfection « le mode de fonctionnement en réseaux ». Matthieu Baumier sait fort bien, avec Carl Schmitt, que toute politique et donc toute existence pleinement vécue reposent sur la discrimination nationale entre soi et autrui conçu comme ennemi potentiel et il ne répugne pas à stigmatiser sur un mode polémique, « l’individu hédoniste, athée, néospiritualiste, nourri au lait de soja et mâchant longuement des algues (qui) peut, entre deux forums bavards, rêver d’un autre qui ne soit pas un ennemi… » Au règne de l’individu atomisé il oppose finalement, avec toute la tradition catholique, celui de la personne reliée, l’enseignement des papes étant d’évidence l’un des derniers remparts contre la barbarie, qu’elle soit politique, eugéniste ou gnostique. Un livre ambitieux, courageux, précis, dense, lucide.
 





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