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Jacqueline Pascal

La stratégie de l'Iran

Entre puissance et mémoire

Matthieu Anquez

Livre
Prix :
14,90 €
Disponibilité :
en stock, expedié sous 24h

 
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Année :
2008
Editeur :
Artege
EAN13 :
9782916053387
Notre référence :
32974
Nombre de pages :
172

Présentation de l'éditeur
Transition démographique achevée, femmes éduquées, jeunesse bouillonnante, population d’internautes exponentielle, premier pays musulman à avoir établi une constitution moderne…mais aussi théocratie des mollahs, répression politique, programme nucléaire : l’Iran, au cœur de l’actualité, demeure un pays plein de paradoxes. Pour les éclairer, La stratégie de l’Iran analyse d’abord le socle géographique, historique et culturel iranien, trop souvent négligé, ce qui permet à l’auteur d’expliquer avec nuance la politique intérieure de l’Iran (qui dirige vraiment le pays ?), son économie et sa société. L’enjeu : mieux saisir les subtilités du régime islamique ainsi que les difficultés socio-économiques auxquelles sont exposés les Iraniens. Cette approche « interne » est suivie d’une mise en perspective géopolitique de l’Iran : positionnement international, relations avec ses voisins et avec les puissances mondiales. Une analyse des accusations dont le régime de Téhéran fait l’objet (programme nucléaire, missiles balistiques, soutien au terrorisme…) conclut ce portrait du « plus ancien Etat du monde ». Agrémenté de cartes explicatives en couleur, l’ouvrage suggère que derrière le discours religieux et idéologique du régime pointe la voix de l’Iran éternel, fier de son histoire, de sa culture et de son indépendance. Une approche nuancée, visant à une meilleure compréhension d’un sujet complexe. Diplômé de l’IEP de Paris, Matthieu Anquez, 32 ans, est un spécialiste des questions géopolitiques. Analyste spécialisé sur les crises internationales, et particulièrement sur les enjeux iraniens, il travaille dans un institut de prospective (CEIS) au profit du ministère de la Défense.
 
Recensions
Lelitteraire.com 14 mai 2009
Un pays au coeur de l'actualité étudié avec finesse L'Iran se trouve, depuis plusieurs années, au coeur de l'actualité. Ce pays défie la communauté internationale par sa volonté affichée d'acquérir l'armement nucléaire, tandis que le radicalisme de son président Mahmoud Ahmadinejad contribue largement à la diabolisation du pays. Il est donc nécessaire de bien connaître ce peuple à l'histoire millénaire et qui affirme ses prétentions à la puissance régionale, voire mondiale. Jeune analyste géopolitique, Matthieu Anquez propose une étude courte mais riche sur l'Iran. Les analyses sont claires, fournies et accessibles à un large public. D'utiles cartes guident le lecteur. Chaque chapitre s'achève toutefois sur un résumé intitulé "ce qu'il faut retenir" dont l'auteur comme l'éditeur auraient pu se dispenser... Loin de toute démarche idéologique, Matthieu Anquez étudie sans passion et avec rigueur l'histoire de l'Iran et ses réalités actuelles. Sa démarche englobe tous les thèmes nécessaires pour comprendre les Iraniens, leur prestigieuse histoire qui légitime, à leurs yeux, leurs ambitions, la géographie du pays, véritable carrefour entre le Proche Orient et l'Asie, sa culture et sa religion, en insistant sur l'importance du chiisme et de l'iranité, les faiblesses économiques et les tensions sociales. Ces éléments apportent l'éclairage nécessaire pour analyser les ressorts de la politique iranienne. Car c'est là le grand mérite de ce livre. Il parvient à son but : faire comprendre au lecteur les motivations de la politique actuelle de Téhéran, en lui laissant son libre-arbitre pour juger. La description des institutions de la République iranienne permet ainsi de comprendre les jeux complexes de pouvoir entre le Guide de la Révolution et le Président de la République, le premier détenant beaucoup plus de pouvoirs que le second. On est là au coeur d'un Etat théocratique, d'un Etat semi-autoritaire, qui interdit nombre de libertés fondamentales mais permet à plusieurs courants de s'exprimer au sein du cercle dirigeant. Il est finalement rassurant de savoir que Mahmoud Ahmadinejad n'exerce pas la totalité du pouvoir et que la prise de décision ne lui appartient pas ! Les trois derniers chapitres nous plongent au coeur de la politique étrangère. Ils sont, sans aucun doute, les plus passionnants du livre. Avec clarté, Matthieu Anquez décrypte les fondements de l'action diplomatique des Iraniens, en insistant sur les continuités historiques sans lesquelles tout demeure fort mystérieux pour un Occidental. Cette démarche rappelle la nécessité impérieuse d'une profonde culture historique afin de comprendre les enjeux internationaux. Gageons que le livre servira aux décideurs, notamment médiatiques... Le jeu subtil mené par Téhéran entre les grandes puissances est fort bien documenté. L'ultime chapitre se penche sur la question du nucléaire. Là aussi, sans prise de partie ni passion, l'auteur en étudie les enjeux. Il oppose les motivations iraniennes (puissance régionale, sanctuarisation, première bombe chiite) aux refus occidentaux (sécurité d'Israël, mort du TNP, humiliation de la diplomatie occidentale, effet domino sur l'Egypte et l'Arabie saoudite). Bref, un ouvrage des plus utiles et un auteur fort prometteur. Frédéric le Moal
Les 4 vérités Dimanche 10 janvier 2010
L’Iran a remplacé l’Irak de Saddam Hussein dans le rôle du méchant mouton noir défiant les Occidentaux. Pour mesurer le danger qu’il représente pour la paix du monde, encore faut-il connaître ce pays, ou tout au moins s’en faire une image un peu plus précise et plus juste que celle qu’en donne ordinairement nos médias. A cette fin, on ne peut que recommander la lecture d’un précieux petit livre paru en novembre 2008 aux éditions Tempora : « La stratégie de l’Iran, entre puissance et mémoire », de Matthieu Anquez. Spécialiste des questions géopolitiques et de la prospective stratégique, et consultant de la Compagnie européenne d’intelligence stratégique (CEIS), l’auteur connaît bien l’Iran et en parle la langue. En un peu moins de 170 pages d’une synthèse claire et documentée, il renverse de nombreux préjugés à propos de ce pays. Le plan lui-même de l’ouvrage et efficace et cohérent : Matthieu Anquez y présente d’abord la géographie, l’histoire, le peuplement et la culture de l’ancienne Perse, puis une analyse des institutions et des principaux personnages qui jouent actuellement une rôle sur la scène politique iranienne, ainsi que de l’économie et de la société, avant d’aborder la politique étrangère de ce pays, puis, dans un dernier chapitre, la question nucléaire. Il ne saurait être question de résumer en quelques lignes un livre lui-même aussi dense. Parmi les clés de compréhension de la situation iranienne que donne l’auteur, soulignons néanmoins la force du sentiment national dans l’ancien empire du Shah, qui l’emporte semble-t-il sur le sentiment religieux lui-même, le rejet du régime conduisant à celui de la religion officielle et se traduisant par une chute de la pratique religieuse, notamment dans la jeunesse. Cette contestation s’étend même à une partie du clergé chiite, qui, craignant que l’échec politique et économique du régime islamique ne se traduise par un rejet massif de l’islam par la population, se prononce pour la séparation de la religion et de la politique. La société iranienne échappe elle aussi aux clichés : en dépit du régime, les femmes iraniennes, par exemple, sont beaucoup plus libres que ne le sont les Saoudiennes : elles conduisent, travaillent, sont plus nombreuses que les hommes sur les bancs de l’université et portent le voile dans la rue mais, chez elles, s’habillent à l’occidentale. Il existe même, écrit Matthieu Anquez, « des associations féministes islamiques militant pour la modification de certaines normes islamiques perçues comme profondément injustes », ainsi que des associations féministes laïques qui « tentent de survivre à la répression ». Et le taux de fécondité est passé de 7,2 en 1976 à 1,7 aujourd'hui : moins qu'en France. La société iranienne est marquée par ces contradictions. Moderne « par bien des aspects », elle est cependant en crise : « le chômage, la cherté de la vie et le strict contrôle des mœurs engendrent des désordres psychiques dévastateurs, comme le montrent la consommation de drogue, le taux de suicide et les dépressions. » L’économie, « d’inspiration colbertyo-marxiste », écrit Anquez, est caractérisée par la faiblesse du secteur privé entrepreneurial, une inflation galopante, une gestion exécrable des comptes publics, une production agricole faible. L’Iran importe 40 % de son pétrole raffiné, alors qu’il est le quatrième producteur mondial de pétrole… On ne s’étonne pas que le pouvoir islamique ne soit soutenu que par 15 à 20 % de la population. Cependant la crise est à la fois autogénérée et autorégulée par le régime, qui s’appuie en outre sur de nombreux services de sécurité et de renseignement. Quid de l’armement nucléaire ? « Il est presque certain que l’Iran cherche à se doter d’une capacité nucléaire militaire », répond Matthieu Anquez, qui ajoute cependant : « Le régime perçoit l’arme nucléaire avant tout comme un moyen pour sanctuariser l’Iran, et non pour vitrifier un Etat voisin. Néanmoins, un Iran nucléaire provoquerait une nouvelle course aux armements dans une région déjà très troublée. » Pierre Vautrin
Monde et Vie n°814 - 18 juillet 2009
Iran : le dessous des cartes Consultant de la compagnie européenne d’intelligence stratégique (CEIS), Matthieu Anquez a publié La stratégie de l’Iran, entre puissance et mémoire aux Éditions Tempora. Un petit livre à lire d’urgence pour échapper à la vision caricaturale d’un pays aux mains d’une clique de dangereux religieux rétrogrades régnant sur une population fanatique. Mahmoud Ahmadinejad est-il un dictateur ? Le président iranien n’en a en tout cas ni les attributs ni les pouvoirs. Il est élu pour 4 ans et ne peut remplir que deux mandats au maximum. A l’image d’un premier ministre en France, Ahmadinejad se contente de mettre en œuvre la politique décidée par le guide. Figure centrale du régime, le Guide Suprême de la Révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, concentre en revanche l'essentiel des pouvoirs régaliens: défense, police, diplomatie, médias et justice. Nommé à vie par l'Assemblée des Experts, un collège de 86 dignitaires religieux élus au suffrage universel, Khamenei a en outre un rôle religieux. Contrairement à ce que l'on pense, le véritable numéro 2 du régime n'est pas Mahmoud Ahmadinejad, mais bien l'ayatollah Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, président de cette assemblée des experts, qui est chargée de superviser l'action du Guide de la Révolution et peut théoriquement le destituer. Lui-même ancien président de la République, Rafsandjani, qui a fait fortune dans le commerce de la pistache, entretient de très mauvaises relations avec Ahmadinejad, qui l'a accusé pendant la campagne électorale d'être "un profiteur". Rafsandjani est aussi président du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime, une institution clé. Conservateur pragmatique, c'est un admirateur de la voie chinoise, entre libéralisation et contrôle politique, en lutte contre l'influence des ultraconservateurs, représentés par Ahmadinejad qui souhaite donner un nouvel élan à la Révolution islamique en l'exportant. Comme tout régime autoritaire, l'Etat iranien est embarrassé par la multiplication des bureaucraties. Pour compliquer le tout, la révolution islamique a dupliqué toutes les structures de l'Etat: l'armée régulière doit faire pièce aux pasdarans (gardiens de la Révolution); la Police aux bassidji (milice); les gouverneurs de province aux représentants provincial du Guide; les tribunaux révolutionnaires, etc. En ce qui concerne la popularité d'Ahmadinejad, malgré toutes les suspicions entourant son score aux élections, il n'en demeure pas moins qu'il bénéficie d'une popularité réelle dans certaines couches de la population non majoritaires: les ruraux et les déshérités, principalement. Il a en effet mené une politique très populiste grâce aux recettes du pétrole. Il garde aussi une audience réelle parmi les bassidji (il en a fait partie), ces milices religieuses supplétives des pasdarans. Un pays au bord du chaos Vous vous plaigniez des prix de l'immobilier? Il faut savoir que ceux de Téhéran ont été multipliés par deux l'année dernière. Le chômage est en forte hausse, l'inflation a explosé. Quatrième producteur mondial de pétrole, l'Iran est obligé d'importer 40% de son pétrole raffiné! Le pays doit également importer près de la moitié de ses besoins agricoles. Inflation élevée, mauvaise gestion des deniers de l'Etat, étatisation excessive, dépendance alimentaire : touts les indicateurs sont en rouge, y compris le taux de fécondité, passé de 7,2 en 1976 à 1,7 aujourd'hui, soit moins qu'en France. La société iranienne, rappelle Matthieu Anquez, "est par bien des aspects une société moderne", urbanisée, alphabétisée, éduquée. Mais elle est confrontée à "de nombreuses difficultés : "le chomage, la cherté de la vie et le strict contrôle des mœurs engendrent des désordres psychiques dévastateurs, comme le montrent la consommation de drogue, le taux de suicide et les dépressions". Le sort des femmes iraniennes est cependant beaucoup moins difficile en Iran que dans d'autres pays arabes : certains métiers leur sont interdit, comme celui de juges, mais elles sont nombreuses dans les professions intermédiaires et la fonction publique, et dans les universités le nombre des étudiantes a dépassé celui des étudiants depuis 2000. Elles portent le voile dans la rue, lorsqu'elles se rendent dans une administration, mais sont vêtues à l'occidentale chez elles. La pratique religieuse est d'ailleurs en déclin, le rejet du régime conduisant à rejeter aussi la religion officielle, et les transgressions sont courantes : la consommation d'alcool est interdite, mais la plupart des foyers iraniens se pourvoient au marché noir ou en produisant artisanalement. Quant à la politique étrangère iranienne, enfin, Matthieu Anquez rappelle à propos que l'Iran, héritier de la Perse antique, "est avant tout une puissance rationnelle. Le régime privilégie presque systématiquement la logique politique au détriment de la logique religieuse" et c'est essentiellement le facteur national qui dicte ses choix. Pascal Viscontini
L'Homme Nouveau N°1451 - Semaines 31 et 32, LXIII année
À l'heure de l'Iran Alors que l'actualité remet l'Iran au premier plan, deux ouvrages récents permettent d'approfondir la réflexion sur les évènements qui s'y déroulent depuis le scrutin présidentiel du 12 juin. Dans le premier, Reza Pahlavi, héritier de la couronne iranienne, qui vit en exil depuis 1978, revient sur le passé de son pays et sur les circonstances de la révolution fomentée par l'ayatollah Khomeyni. Sans nier les erreurs de son père, il porte sur l'action de ce dernier un jugement équilibré et empreint de délicatesse. Mais l'essentiel de ce livre concerne l'avenir. Donnant l'image d'une personnalité résolue, le fils de l'ex-chah se présente aujourd'hui comme le fédérateur de tous les courants qui s'opposent au régime islamiste et dont il a su gagner la confiance. Un projet commun les réunit : renverser de manière pacifique cette "théocratie fasciste", qu'ils considèrent irréformable. Viendra ensuite le temps de mettre en place un nouveau régime qui, pour Reza Pahlavi, ne pourra être qu'une démocratie laïque, quelle qu'en soit la forme, sa préférence allant à une monarchie constitutionnelle, seul moyen, selon lui, d'éviter les erreurs du passé. On le voit, le prince est façonné par la culture politique occidentale. Reste à savoir si ce programme - utopique? - est applicable à une société traumatisée par la violence et l'emprise de l'idéologie islamiste. Ceux qui ignorent les spécificités de l'ancienne Perse et veulent saisir les ressorts profonds de l'âme iranienne ont tout intérêt à lire Matthieu Anquez. Dans cet essai d'une remarquable clarté, l'auteur retrace les conditionnements géographiques, historiques, culturels et religieux sans lesquels il n'est pas possible de sortir des simplismes qui servent trop souvent à décrire l'Iran, y compris son mode de fonctionnement politique actuel. Des pages particulièrement éclairantes montrent la complexité du mécanisme institutionnel, avec un pouvoir partagé entre deux pôles essentiels : le chef de l'État et le guide de la Révolution. Anquez dresse également l'état des lieux des forces opposantes au régime, parmi lesquelles figure une partie du clergé chiite, tout comme il analyse les principes qui dictent la politique extérieure de l'Iran actuel, la question nucléaire n'étant pas oubliée. Pédagogie et finesse caractérisent cet ouvrage fort utile. Annie Laurent
myriam.sefarad.org 04/12/2008 - Pour bien débuter décembre
L’Iran est au coeur de l’actualité mais demeure un pays mystérieux pour le grand public. Ce livre veut donc expliquer les réalités iraniennes contemporaines, en parcourant la géographie, l’histoire et la culture de ce pays. Cette analyse préalable permet d’exposer la politique intérieure de l’Iran (qui dirige vraiment le pays ?), son économie et sa société, afin de mieux saisir les subtilités du régime islamique ainsi que les difficultés socio-économiques aux quelles sont exposés les Iraniens.
France Culture.com 
Présentation du livre "La Stratégie de l'Iran" de Matthieu Anquez au sein de la médiathèque de franceculture.com
RFI - Radio France International Débat sur RFI le 31 janvier 2009
Débat sur RFI : Iran : quelle est sa stratégie ? Quelle stratégie adopter vis-à-vis de ce pays ? Les invités : - Azadeh Kian-Thiebaut, professeure de Sociologie politique à l'université Paris-Diderot (Paris 7) et Chercheur au CNRS. Auteure de La République islamique d'Iran aux éditions Michalon. - Didier Billion, docteur en Sciences politiques, directeur adjoint de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). - Matthieu Anquez de la Compagnie européenne d'intelligence stratégique. Auteur de La stratégie de l'Iran, entre puissance et mémoire aux éditions Tempora. - Philip Golub, professeur de Relations internationales à Paris 8 et à l'American university de Paris.
 





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