librairiecatholique.com Livres Société Divers société
 |
Moralement correct
Jean Sévillia
Livre
Disponibilité : en stock, expedié sous 24h Plus que 1 exemplaire en stock. Commandez vite ! Ajouter à ma commande
|
Présentation de l'éditeur
Il n’y a pas si longtemps, tous les enfants étaient élevés selon des valeurs plus ou moins identiques, quels que soient leur niveau social ou les idées de leur famille. Il y avait certes une France de gauche et une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais la morale que l’instituteur dispensait à l’école ressemblait à celle que le curé enseignait à l’église : se soumettre à un principe supérieur (Dieu ou la patrie), respecter ses parents, ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir. Dans la pratique, bien sûr, ces commandements n’étaient pas nécessairement observés. Ils restaient cependant la norme que tous reconnaissaient.
A un moment qu’on situera entre les années 1960 et 1970, cette morale commune a volé en éclats. Les bouleversements sociaux que la France a connus alors (fin du monde rural, développement des villes et des banlieues, société de consommation, immigration de masse), conjugués au renversement des idées qui s’est produit dans toute l’Europe occidentale (déchristianisation, révolution des mœurs, relativisme du Bien et du Mal, multiculturalisme), ont transformé les mentalités.
Nous n’avons plus de morale commune, mais il nous reste le moralement correct. Tout entier fondé sur les prérogatives de l’individu, ce discours prône le principe de plaisir et l’obligation du bonheur, prêche le droit à la différence et le devoir de tolérance, exalte la transgression des codes et la liberté de chacun à choisir ses propres règles. Dès lors, la question est de savoir si vivre ensemble reste possible. Car, de l’école à la famille, de la rue à l’entreprise, le moralement correct mine le lien social.
Pour en sortir, il faudra bien renouer avec la bonne vieille morale. Cela est vrai pour les enfants, mais aussi – et peut-être – d’abord pour leurs parents.
Gisèle Bazin pour www.librairiecatholique.com
Ecrivain et journaliste bien connu, Jean Sévillia s'intéresse à l'Histoire passée et contemporaine. Il a écrit des biographies et son précédent ouvrage "Historiquement correct" a rencontré un franc succès.
Se mettre la tête sous l'aile est la pire des attitudes ! A l'appui de statistiques et d'une documentation sérieuse, l'auteur dénonce bien haut ce qu'une majorité de Français pensent, sans savoir ou pouvoir l'exprimer. Il s'agit des malaises et des pathologies actuels de notre société occidentale en pleine révolution silencieuse.
La distance qui séparait Droite et Gauche s'est considérablement amenuisée. Les éloquentes confrontations idéologiques se sont effacées et les pistes ont été brouillées. Les médias exercent une véritable dictature et la quête de l'image (obsession de l'apparence) dissimule réalité et vérité des politiques, devenus otages de l'opinion publique.
Après des décennies d'immigration, nous avons changé de visage et d'esprit et nous évoluons dans un monde aboutissant à notre perte d'identité.
Sévillia développe les multiples causes qui ont amené tant de bouleversements , savamment orchestrés par des puissances idéologiques et d'argent :
Dévaluation du mariage traditionnel (l'amour ne s'inscrit plus dans la durée), éclatement des familles avec les conséquences matérielles et morales de cet individualisme dominant, libéralisation des mœurs qui a dissocié le corps et l'esprit, déferlante du porno, abondance de films et de vidéos qui incitent à la délinquance et à la violence.
Les dangers de la drogue sous toutes ses formes, sont insuffisamment expliqués. Ce n'est pas avec des grands discours qu'on éloignera ce fléau, mais avec moins de laxisme, plus de responsabilités et d'informations.
Autre plaie de notre système et combien grave : le chômage ! Il affecte tous les âges et tous les milieux. Paradoxalement, le bilan économique de la France est loin d'être catastrophique malgré notre endettement et les méfaits des 35 heures…
La publicité faite par les médias et les mouvements libertaires sur l'homosexualité est mensongèrement orchestrée.
Trois freins, entravent nos forces vives :
- 1/ les lourdeurs de l'Etat et sa fiscalité qui nous met au premier rang des nations imposées
- 2/ la puissance paralysante des syndicats politisés,
- 3/ l'Education nationale et ses considérables lacunes :
Enseignement à revoir, autorité à rétablir, égalitarisme à ne pas encourager; Le slogan soixanthuitard "il est interdit d'interdire" a fait les ravages.
Par ailleurs la solidarité entre les générations est à promouvoir de façon plus active. Une majorité de jeunes, quoi qu'on en dise, sont en quête de sentiments vrais et durables ; certains s'émerveillent devant de vieux couples qui osent encore déclarer qu'ils sont heureux ensemble.
Un ouvrage plein de vérités auxquelles un grand nombre de Français adhèrent peut-être inconsciemment. C'est le grand mérite de M. Sévillia de leur en faire prendre conscience en montrant clairement les principales causes des maux dont nous souffrons.
Les Français ont besoin de valeurs sûres. Elles ne sont pas l'apanage de la seule République, laïque jusqu'à l'obsession, mais elles font référence aussi à nos racines chrétiennes.
Recension
L'Homme Nouveau
Extrait de L'Essentiel de Philippe Maxence, consacré au dernier livre de Jean Sévillia, L'Homme Nouveau 1389.
Par le biais des petites phrases et des bourdes diverses, la France est entrée dans la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle. Heureuse perspective !… La société du spectacle, naguère auscultée par Guy Debord, déploie à un degré peut-être jamais atteint sa logique (au sens propre) subversive, en vidant de son sens « le » politique ordonné au bien commun, au profit d’un individualisme de paillettes.
C’est dans ces circonstances que paraît le nouveau livre de Jean Sévillia, au titre sans ambiguïté : Moralement correct (1). Au fond, ce que nous montre l’auteur, c’est que « le » politique n’est pas le seul à faire les frais d’une transformation profonde et radicale. La morale commune, socle du « bien-vivre » d’une société, disparaît en lambeaux, s’envole comme autant de sacs en plastique abandonnés sur le bord de la route. L’environnement est sali. Mais cet environnement, c’est la société et l’homme lui-même. « Quelque chose, écrit-il, s’est détraqué dans notre société, provoquant mille petits faits, qui accumulés forment de grands effets ». Sans nous en rendre compte, sans le vouloir, sans même répondre à une volonté arrêtée et à un désir programmatique, nous avons fait notre entrée en barbarie. Bienvenue à « Barbarie-Land »…
Sombre constat ? C’est un fait. Et c’est même une accumulation de faits que nous offre Jean Sévillia dans ce remarquable travail. Son livre va déranger. Forcément. Immanquablement. Mais attention ! Au contraire d’Historiquement correct, l’un de ses précédents ouvrages, véritable succès de librairie, ce nouveau livre ne provoquera pas seulement ceux qui dictent la morale de l’époque. Il va tous nous atteindre. D’une manière ou d’une autre. D’abord, comme Jean Sévillia l’écrit, parce que « de ces bouleversements, nous sommes aussi les complices. Nul n’échappe à son époque (…) : sans nous en rendre compte, chacun à notre manière, nous reproduisons les travers du temps ». Il va surtout nous déranger en nous obligeant au devoir de lucidité, à la sortie du « cocooning », pour nous confronter à la réalité. En ouvrant les yeux. Enfin ! À cet égard, les âmes sensibles auront quelques difficultés à lire le chapitre intitulé « Sexe attitude ». Que l’on se rassure pourtant. Aucune complaisance dans cette photographie de l’envahissement massif et quasi indolore de la pornographie. Dans l’installation – la nôtre aussi – de ce que Jean Sévillia appelle le « totalitarisme sexuel ». Il s’agit d’un état des lieux à mots choisis, mais sans jamais se voiler la face, ni tirer le rideau pour se rassurer en pensant que cela arrive forcément ailleurs. Un constat, au contraire : nous avons tous perdu notre innocence. Vous n’y croyez pas ? Aller consulter le gros catalogue d’une enseigne de vente par correspondance, sise à Roubaix et présente dans presque tous les foyers catholiques. Éloquent, si l’on peut dire…
Pour nous aider dans cette quête de la lucidité, dans ce retour au principe de réalité, l’auteur nous propose un regard sur la société française telle que la révèlent les enquêtes, les reportages, les débats, les livres ou les déclarations diverses. Pas de discours a priori ou de projection d’une philosophie particulière. Au contraire, Jean Sévillia est parti du constat de la distorsion qui existait entre les élites politico-médiatiques, voire économiques, et le reste des Français. Comme tout un chacun, il a senti la crise profonde dans laquelle nous sommes installés et les souffrances concrètes qu’elle génère. Est-ce suffisant ? Non, il fallait asseoir ce constat sur des faits précis. En un mot, enquêter pour vérifier que dès le départ la perspective n’était pas faussée.
Au terme de ce travail, il aborde les mutations profondes qui se sont produites pour faire de la société française ce qu’elle est aujourd’hui. Mutation en termes de comportement sexuel, mais aussi dans le rapport à l’autorité parentale ou scolaire. Mutation dans la propagation de la violence, mais encore dans la fuite du réel par le recours à la drogue. Mutation dans la victoire de l’individualisme, mais aussi dans l’urbanisation massive de la France. Mutation dans le refus du travail comme dans la transformation du concept de citoyen. Etc.
Jean Sévillia tente de déchiffrer la crise profonde de notre société. Non pas pour se repaître de sa perspicacité en clamant : « Je vous l’avais bien dit ». Non pas en raison d’un étrange goût pervers d’étaler ce qui va mal. S’il dresse ce constat multi-azimut c’est pour conclure à la nécessité de retrouver une morale commune capable « de parler à des hommes d’origines et de convictions différentes ». Et rappeler que si nous sommes atteints de ce mal, celui-ci n’est pas incurable. À sa manière, Moralement correct est un manifeste de l’espérance lucide.
Les clients ayant acheté cet article ont également acheté:
Nous vous recommandons aussi: