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Jacqueline Pascal

Pour en finir avec les guettos urbains

J.-M. Petitclerc

Livre
Prix :
17,00 €
Disponibilité :
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Année :
2009
Editeur :
Salvator
EAN13 :
9782706706509
Notre référence :
40160
Nombre de pages :
192

Présentation de l'éditeur
Après les émeutes de 2005, la situation dans les quartiers sensibles reste préoccupante. Le relatif échec de la politique de la Ville réside dans le zonage : il s'est agi principalement de financer des activités dans les quartiers pour les habitants des quartiers. Une telle politique n'a pas réussi à enrayer la spirale de la ghettoïsation. Le combat mené par Jean-Marie Petitclerc durant dix-huit mois au ministère du Logement et de la Ville a eu pour finalité de refonder cette politique de la Ville sur l'éducation à la mobilité et l'apprentissage de la mixité sociale. Il s'agit là d'un des enjeux principaux à l'orée du XXIe siècle. En donnant sens au concept de fraternité, le christianisme peut rendre un grand service à la société civile dans la promotion d'une réelle mixité. Telle est la condition pour en finir avec les ghettos urbains.
 
Recensions
Famille Chrétienne 
Pour www.librairiecatholique.com 
Jean-Marie Petitclerc, 56 ans, vocation précoce, qui ne l’empêcha pas de passer par Polytechnique, avant d’être ordonné prêtre en 1984, est éducateur spécialisé depuis sont entrée chez les Salésiens. Après avoir fondé à Chanteloup les Vignes un club de prévention, il dirige le Valdocco (du nom du quartier de Turin où St Jean Bosco, le patron de sa congrégation pour qui il a une grande admiration, rescapai !t les enfants des rues. Association de prévention dont le siège est à Argenteuil et qui essaime actuellement à Lyon. Un intermède politique dans sa vie : En juin 2007, Christine Boutin (qu’il estime beaucoup), alors ministre du Logement et de la Ville, le charge de mission pour la coordination des acteurs locaux de son cabinet. Il démissionne en février 2009, non sans avoir tiré profit de cette expérience. Sa longue fréquentation des quartiers “sensibles” et des bandes de jeunes qui les habitent lui a fait comprendre pourquoi la politique de la ville, dans laquelle des milliards ont été engloutis, a été un échec au moins partiel, avec un triste gaspillage des intelligences dans des collèges où les meilleurs ne peuvent pas émerger sous peine d’être persécutés par leurs condisciples au titre de “bouffons” . Une, du moins, parmi les causes de cet échec, lui semble être l’enfermement dans des quartiers dont ne sortent pas, ou très peu, des gens déracinés étrangers à la fois en France et dans leur pays d’origine, ignorants des codes de la société dans laquelle ils devraient s’intégrer et qui ne trouvent pas le travail qui leur permettrait de se frotter à des collègues autochtones. Donc, un des principaux remèdes qu’il préconise est la mobilité , facteur de mixité sociale. La première mesure à prendre serait de développer des opérations de “busing” consistant à transporter un nombre significatif d’enfants encore trop jeunes pour être devenus violents dans des écoles de quartiers plus favorisés.

Il fait un historique de ces quartiers, construits pour remédier à la crise du logement des années 50, et considérés à l’origine comme tout à fait agréables par leurs habitants. Il fait remonter le début de leur dégradation au chômage des années 70 et on peut s’étonner qu’il ne mentionne pas le regroupement familial décidé par Giscard précisément pendant cette même décennie. Ce n’est pas un oubli. C’est par conviction que l’auteur ne veut pas critiquer cette politique. Avant d’être français il est “citoyen du Monde”, et on lira avec intérêt , à la fin du livre, le “rêve” optimiste qu’il fait pour l’an 2025, plus tellement éloigné. On peut aussi s’étonner que l’islam soit sous-entendu plutôt qu’explicitement évoqué. Quant au christianisme auquel il consacre tout un chapitre, son rôle est principalement d’encourager l’attitude d’accueil des chrétiens et leur ouverture à la mixité sociale. Pour ce qui est des autres, il mise sur le long terme et sera heureux si en 2025 quelques incroyants commencent à “s’intéresser sérieusement au message de Jésus”.

Toujours est-il qu’il fait une analyse extrêmement fine de la psychologie des jeunes violents et déscolarisés, notamment de leurs insuffisances linguistiques, et que les douze mesures éducatives qu’il préconise en annexe à son livre, émanant d’un homme d’expérience, devraient retenir l’attention des politiques. Jacqueline Picoche
 





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